
Incroyable artwork réalisé par @pela.xyz
Ça fait bizarre d’écrire que mon chat est mort, comme si quelqu’un en avait quelque chose à foutre mais j’imagine que ça doit être une manière de faire une sorte de deuil. L’autre possibilité, c’est que je deviens juste comme les blogueuses fans d’équitation.
Souvent, le premier réflexe, c’est d’aller voir sur Internet la moyenne d’espérance de vie, comme pour comparer jesaispasquoi. D’après Internet, la moyenne de vie du Persan est d’environ 14 ans donc on peut dire qu’il a écrasé la concurrence avec aisance vu qu’il allait avoir 17 ans en Octobre.
Il allait avoir 17 ans et puisque je viens d’avoir 23 ans, c’est sûrement celui que j’ai vu le plus grandir. On a même grandi ensemble, beaucoup. Tellement qu’il finissait par avoir les mêmes traits de personnalité que moi, un peu grincheux, casanier et flemmard. C’était aussi une personnalité mondialement célèbre avec mes stories Insta. Que ce soit quand il dormait dans des positions improbables ou dans des endroits qui n’étaient pas fait pour ou bien quand il miaulait pour que je partage avec lui mon repas. D’ailleurs, il aimait trop se mettre à table avant tout le monde pour gratter un bout de jambon ou récupérer un peu de Yaourt.
“C’est pas un chat, c’est un humain”
95% des invités qui passaient le pas de ma porte
Je pense à un truc, faudrait faire une sorte de film d’animation, Je crois qu’il y a un peu de ça dans Là-Haut quand il perd sa femme où tu revois tous les petits détails avec puis sans la personne. Ça pourrait faire un beau film genre quand tu fais tes devoirs avec ou sans lui qui se bat avec tes feuilles de cours, quand tu rentres le week-end et qu’à chaque fois que tu passes le pied de la porte il miaule parce qu’il te reconnaît, ou toutes les fois où tu tires une chaise en espérant qu’il ne soit pas dessus, etc… C’est avec ces petits détails très précis que le film peut être beau. Donc si vous savez faire de l’animation, ça peut être cool à exploiter.
Sinon bah son état de santé se dégradait depuis quelques semaines (pb de rein + thyroïde) donc ça a facilité la douceur de son “départ”. C’est aussi intéressant de voir les différentes manières de gérer la nouvelle au sein de ma famille. Que ce soit par l’annihilation de la tristesse, le fatalisme, les sanglots non assumés (par “virilité masculine” j’imagine) ou juste les pleurs. Y’a des manières plus saines que d’autres, c’est sûr mais comme dirait Dosseh “Chacun sa manière de gérer les soucis”.
Enfin bon, sa mort m’a rappelé que dans ces cinq dernières années, j’ai la chance d’avoir connu “que” deux morts marquantes dans mon entourage. Donc voilà et j’emprunterai les mots de Drucker pour finir cet “article” bien trop long :