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De la poussière, des rayures et des souvenirs

Funny feeling comme dirait Bo Burnham.

J’ai commencé ma journée à deux doigts de la mort. J’ai appris à mes dépends que, même après des millions d’années d’évolution, l’être humain peut encore succomber à la poussière. J’étais pas non plus allité dans un hôpital, juste en train d’éternuer dans ma chambre 20 fois par minute avec des larmes aux yeux. En d’autres termes, je suis allergique aux acariens et j’étais sur le point de faire une grosse session de rangement. Bref, pendant que j’affronte ma nemesis tel un résistant (aucune différence apparente entre Jean Moulin et moi), je tombe alors sur un objet qui attire mon œil : La jaquette du jeu Dragon Ball Z Budokai 3.

Pour celles et ceux qui n’ont pas connu ce jeu formidable, retenez qu’il est sorti vers 2005 et que je ne compte pas le nombre d’heures que j’y ai passé. Beaucoup de souvenirs autour des enchaînements d’attaques spéciales, la possibilité de gagner un combat en jetant son adversaire hors du ring ou bien la petite animation de Freezer 3ème forme qui, ni plus ni moins, détruit avec une attaque un morceau de la Terre. (qu’on pouvait d’ailleurs traverser en volant). Si je suis honnête, j’ai même eu un petit frisson en réentendant l’opening du jeu vu que ça fait plus de 10 ans. Par ailleurs, en revoyant la jaquette, je tilte d’ailleurs que ça fait des années que je parle de ce jeu en disant Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi 3 alors que c’est un autre jeu (que je crois avoir eu plus tard).

Bref, j’ouvre alors la jaquette et je vois à quel point le CD à l’intérieur est rayé et donc illisible par le laser de la PS2. Par curiosité, je guette sur Internet et il est aujourd’hui trouvable aisément pour moins de 10 euros. Mais la différence entre le moi d’aujourd’hui et le moi de l’époque, c’est l’impact que ces dites rayures ont pu avoir. J’ai un souvenir flou sur l’idée du prix des jeux à l’époque et vu que j’étais pas le genre de gosse à “réclamer”, j’avais le souvenir de me dire que c’était juste “fini pour toujours”. Dans ma tête d’enfant, c’était un mini-deuil et avant aujourd’hui, l’idée même de pouvoir y rejouer était lointaine.

Là où je veux en venir avec ce mini-article ET c’est que ce qui est intéressant en tant qu’adulte, c’est que si quelque chose casse, il suffit de les racheter dans la majorité des cas. Avant, c’était simplement un drame pour toujours. Ça m’a fait bizarre de repenser à ça et m’a fait souffler du nez donc j’ai écrit ça.

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