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La gueule de bois qui s’arrête pas

Je sais même pas comment écrire ça car je mentirais si je disais que les résultats des élections étaient surprenants. La surprise se trouve plutôt dans l’ampleur. Y’a 12 millions de gens qui se sont levés, qui sont sortis de chez eux pour aller voter extrême droite.
Le climat est tendu, l’ambiance est bizarre, je suis sur le chemin du taff, mais je suis déjà consterné et je ne sais même pas quoi en penser. On a fait à peu près toutes les étapes du Grand Chelem émotionnel, mais peut-être que la solution c’est de se barrer. Peut-être que la petite voix qui répétait que ce pays ne veut pas de nous n’était pas que dans notre tête. Des taux records. 12 millions, le message est plutôt clair. Peut-être que se battre contre des milliardaires, leur propagande médiatique et leur désinformation de masse était un combat perdu d’avance. Peut-être que la réponse est dans le vrai chaos, celui qu’ils craignent plus que tout, qu’ils brandissent à chaque débat. Peut-être qu’il faut retourner la table pour qu’ils aient vraiment des raisons d’avoir peur. Je sais pas, je me dis toujours que de 1) ils ont pas encore gagné, de 2) on vit déjà dans un pays gouverné par l’extrême droite, au moins le virage sera pas si violent.
Ce qui pique le plus à chaque élection, c’est le fait de s’éloigner davantage d’un modèle facilitant qui pourrait aider les nôtres. On perd à chaque fois l’alternative qui apporte une bouffée d’air améliorant nos quotidiens. Y’a des vrais actes racistes autour de nous, qui touche directement la vie de nos proches, mais tout le monde s’en branle. On se lève tous les matins pour aller au taff, on vit dans les quartiers que nos collègues de taff passent leur temps à critiquer, mais on vit surtout dans un pays qui déteste trop les noirs et les arabes pour offrir de meilleures conditions de vie à ses habitants. À quoi bon améliorer les hôpitaux, les retraites et les écoles quand on peut armer davantage les forces de l’ordre et faire porter des uniformes à des gosses?
En fait, c’est aussi pour éviter ce genre de choses qu’on est les relous des soirées, les trouble-fête des conversations, celles et ceux trop vigilants sur les détails. Bref là j’arrive au taff et je vais pas me relire car souvent quand j’écris des trucs comme ça, je me trouve toujours cringe quand je le relis. Votez NFP dans le doute, peut-être que ça changera les choses.
(j’y crois peu mais il nous reste que ça)

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Analyse littéraire du bouquin de Thais d’escufon

Contrairement à ce que vous pensez, j’ai beaucoup de défauts, et la curiosité morbide qui m’anime est à la fois une bénédiction car ça m’a beaucoup apporté, mais c’est également une plaie qui me ronge et qui causera sûrement ma perte. Je me baladais sur Twitter quand soudain, je suis tombé sur un lien du pdf de Thaïs D’escufon, qu’elle vend à DIX-NEUF EUROS et QUATRE-VINGT-DIX-NEUF CENTIMES. Le thème (et le titre) : Comment devenir un Homme Dominant (même si tu es “gentil”). Je me fais souvent la réflexion que je ne lis pas assez donc plongeons dans cette œuvre culturelle de haut vol afin de découvrir les richesses qu’elle renferme. D’autant plus l’auteure issue de Génération identitaire énonce en préambule que le problème des conseils de séduction, c’est qu’ils émanent toujours des hommes. Je m’apprête donc à saisir avec attention les subtilités et les nuances de sa théorisation et des nouvelles typologies proposées qui vont enfin décentrer les schémas patriarcaux des rapports de séduction qui semblent biaiser nos échanges.

Immersion chez les fachos

(Visuel issu du livre)

La première de couverture et le sommaire annoncent d’ores et déjà le tempo. Son utilisation des intelligences artificielles et les grands espaces laissés ici et là démontrent qu’elle n’est pas là pour voler notre argent. Elle maîtrise les codes actuels, mais elle a également fait le choix que la trentaine de pages qui composent l’essai aient beaucoup d’espace pour respirer (sûrement une astucieuse métaphore pour notre attention limitée qui a besoin qu’on lui laisse de la place pour la réflexion). On a même le droit à un lien qui nous renvoie sur son site web si jamais l’on ait pris d’“envoûter une femme de haute valeur”, de “mieux hacker le cerveau des femmes” ou encore de “découvrir tous les mécanismes secrets de l’attirance”. Elle propose même un article (et un podcast) pour “Monter une mafia” agrémenté de photos de Tony Soprano, mais gardons ces plaisirs pour une prochaine fois et concentrons-nous sur la littérature. 

Si l’on met de côté le paradoxe du grand nombre de fautes d’orthographe dès l’introduction venant de la part de quelqu’un qui se revendique aussi attaché à la “droiture française”, l’auteure débute donc son récit en présentant l’erreur des « hommes trop gentils ». Ces hommes devant affirmer leur dominance, mais elle nous rassure rapidement sur le fait qu’il ne faut pas devenir violent ou manipulateur pour autant. On apprécie donc cette précision, tout comme on se délecte des parallèles randoms avec Le seigneur des Anneaux ou bien l’armée comme comparaison pour une relation stable. Mais alors, qu’est-ce qu’un homme trop gentil me diriez-vous ? 

Ils sont définis ici par des “comportements domestiques”, c’est-à-dire le remplacement des “instincts masculins par des réflexes féminins”. On pourrait certes rouler des yeux mais le propos est même étayé par des témoignages d’hommes bien trop gentils face aux vilaines femmes manipulatrices. Fort heureusement, Thaïs a plus d’un conseil dans sa besace pour nous aider, nous les hommes au grand cœur, à retrouver confiance en nous-mêmes et réaffirmer notre assurance. Outre les sports de combat pour retrouver sa virilité et les activités de leadership dignes des plus grandes écoles de commerce, l’argument de jeûner plusieurs jours par mois dénote étonnamment, mais fait guise d’un excellent rappel à l’aube du Ramadan qui se profile peu à peu. 

Beaucoup de choses à redire.

Par ailleurs, accompagnée d’une IA de Nietzsche qui boxe contre lui-même, une de ses citations est utilisée : “Endurcissez-vous”. Ce qui est assez cocasse, c’est qu’en faisant quelques recherches, outre le contexte de son utilisation qui semble être flou et les problèmes de traduction soulignés par ceux qui l’étudient, on apprend qu’il aurait écrit ça “frappé, depuis trois années d’aliénation mentale, et qu’il demeure à ce moment interné dans un asile”. À mon humble avis, c’est peut-être pas la meilleure version de lui pour monter une mafia ou bien la première fois que des nazis récupèrent mal ses propos. On pourrait en conclure qu’aucun propos n’est sourcé et qu’on fait face à un immense vide en lisant cet essai, pourtant l’auteure précise à un moment de clé de l’ouvrage par rapport à l’importance de l’exercice physique : 

Source : tkt.

Par souci d’intégrité intellectuelle, il faut tout de même préciser qu’elle cite Héraclite “Le combat est père de toute chose”, bien que la citation de base soit sujette à de multiples interprétations, et qu’elle ferait plutôt référence à l’idée que l’univers est régi par des principes d’oscillation et d’opposition, où la sagesse se trouve dans la compréhension que le monde est une sorte de balancier intempérant où les contraires évoluent, se complètent et se différencient (la vie/la mort, la jeunesse/la vieillesse, etc…). Mais la conclusion de cette pensée ici est plutôt qu’il ne faut pas être un “solitaire par résignation”, qu’il faut ensuite faire du vélo, et qu’il ne faut pas se laisser couper la parole sans rien dire.

Je vous passe la partie où elle explique comment communiquer  avec un autre être humain, bien qu’on y apprend tout de même que les yeux sont “le reflet de l’âme”, et qu’il faut s’inspirer des réactions des comédiens de stand-up face à leur public. Hélas, on entre au cœur du ventre mou du livre où on aurait aimé plus de spontanéité mais on se rend très vite compte qu’on lit depuis une vingtaine de minutes des paragraphes de ChatGPT où les questions posées frôlent la niaiserie et la débilité. Par exemple, un des sous-chapitres s’intitule “Maintenir une relation respectueuse et équilibrée sur le long terme”. Quand on tape ça sous forme de question, on se rend compte qu’ils n’ont même pas été assez malins pour devoir y reformuler : 

À gauche : le livre, À droite : ChatGPT

Il est donc temps de passer enfin à l’ultime chapitre qui nous intéresse le plus :

Trouver et séduire une femme de Haute Valeur.

Car après avoir appris à ne surtout pas pleurer et afficher une posture de faiblesse, on apprend donc qu’une Femme de Haute Valeur est une femme intelligente voulant bien évidemment “perpétuer un héritage civilisationnel”. Cependant, pour désirer une femme de cet acabit, vous devez avant tout être un HHV (Homme de Haute Valeur) :

Parfois, j’ai même pas besoin d’écrire, il me suffit de citer mais sachez qu’en tant qu’homme de haute valeur, Il faut également maîtriser une certaine fluidité : “Soyez mystérieux mais très clair dans vos intentions, ne mentez pas, mais présentez la vérité sous son meilleur jour, soyez présents mais distant (et donc désirable) sans oublier que le plus beau vêtement pour une femme, c’est celui qui est encore dans la vitrine à un prix qui fera hurler son banquier”.  


Mais alors quel bilan tirer de cet ouvrage à DIX-NEUF EUROS et QUATRE-VINGT-DIX-NEUF CENTIMES ? Pas grand chose, comme on pouvait s’y attendre avant de le lire mais ce qui est drôle, c’est la différence entre l’introduction où on nous promet de tout vouloir révéler par rapport à la fin où on nous explique tristement que “l’intégralité des techniques à employer ou des connaissances à maîtriser ne pourrait pas être contenue dans un e-book de quelques dizaines de pages”. Détail que les lecteurs ont dû apprendre après avoir payé DIX-NEUF EUROS et QUATRE-VINGT-DIX-NEUF CENTIMES pour ça. Mais au final, c’est les seules parties qui semblent être vraiment rédigées. En réalité, je pense qu’il faut blâmer les IA de nous priver d’un divertissement total. 

Puisqu’elles ne sont pas alimentées (que) par des détraqués, beaucoup de conseils sont biaisés par la rationalité et la logique de base qu’est censée avoir une IA. En effet, puisque ChatGPT va éviter de prendre des directions misogynes et se concentrer plutôt sur des réponses plus neutres et objectives. La conséquence est que du coup, on se retrouve avec un livre de développement personnel basique (donc nul) plutôt que sur un gros caca drôle à décortiquer qui ne tient pas la route. L’expérience est donc frustrante mais je finirai tout de même avec ces quelques mots rédigés par des vrais humains fans d’aphorismes creux qui ne fonctionnent même pas :

“Tuez le nice guy qui est en vous. Sinon, c’est lui qui vous tuera (ou plutôt, vous mourrez de la solitude que vous aurez récoltée à cause de lui).” 

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MIDiapart, les infos tièdes avant tout le monde.


L’année 2023 restera gravée dans nos mémoires, une période intense en émotions. Heureusement, le journalisme d’investigation persiste, nourri par votre générosité. Grâce à une enquête minutieuse impliquant 120 experts de la tech’ et de la finance, voici les découvertes que nous avons réussi à mettre au jour, en dépit de ce qui tente de rester dissimulé. Votre soutien continu permet de maintenir cette précieuse mission d’informer et de dévoiler la vérité. Nous avons rassemblé le tout dans différentes catégories :

Ça commence à être un peu abusé le prix de la Navigo ? Vous trouvez pas?

Euh Macron ?? ça suffit la coke, avec ta perruque là.

Elisabeth Borne la vieille elle fume des puffs apparemment, n’importe quoi elle.

Qu’est-ce qu’ils vont encore nous pondre ?

Nous venons d’apprendre la disparition de Lady D, la rédaction est dévastée par cette nouvelle tragique.

Les jeux Olympiques là ça va être n’importe quoi…

Ils sont payés beaucoup les footballeurs alors que les médecins………..

ChatGPT, ça va remplacer les humains si ça continue ?????


Merci encore pour cette année haute en couleurs et riche en rencontres passionnantes. La rédaction espère que l’année 2024 sera tout aussi trépidante au niveau des actualités, et que vous continuerez de suivre nos compte-rendus qui nous prennent des heures de travail. Merci de nous lire. À l’année prochaine sur MIDiapart !

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2 ans de chômage, le bilan.

Le titre est un peu accrocheur car en vrai, c’est plutôt 1 an mais ici on flaire le buzz. On m’a souvent dit quand je racontais les péripéties et les galères que j’ai eu avec mon conseiller : « ça pourrait faire une série ». Je suis pas contre mais en attendant, j’ai voulu prendre le temps de faire un peu le bilan sur cette période, qui m’a bien rendu zinzin.
Je trouve qu’on entend pas vraiment les gens parler de ça de l’intérieur ou alors très en surface du coup me voici avec VINGT-MINUTES.

J’ai trouvé un taff donc il est temps de clore ce chapitre. (Bye le FC chômage j’ai pas raison la team🤙🤙🤣🤣). En vrai, ça fait une semaine que je l’ai enregistré mais ça trainait dans mon ordi donc bref cadeau Internet :

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Outlast : Les Frissons de la Passion (Fanfiction Rebeudeter)

Un concours de fanfiction “à la Wattpad” sur Rebeudeter & Aminematue a été organisé. Cependant, je l’ai envoyé un jour après l’annonce des résultats car je suis trop con, je la partage donc ici histoire qu’elle ne soit pas perdue à jamais :


Le soleil commençait à tomber et Billy eut une idée pour passer une très bonne soirée. Il appela donc Amine pour que ce dernier le rejoigne afin de lui faire découvrir le jeu vidéo Outlast.  Outre sa chaleureuse compagnie, c’était également un moyen d’avoir moins peur en lançant ce jeu d’horreur ensemble. Après une vingtaine de minutes, Amine arriva et toqua de manière franche.

– C’est moi, dit-il, d’un ton plein d’assurance. 

Billy ouvrit la porte. Avant de le faire entrer, il le regarda, de bas en haut, il avait l’air plus musclé que la fois d’avant et son parfum semblait différent. Sa taille imposante l’embellissait et son haut de jogging fermé mettait en valeur ses pectoraux gainés, à l’instar de Tarik et Nabil. Billy se perdit dans ses pensées les plus torrides, mais face à ce silence et au visage perdu mais séduit de Billy, Amine le coupa dans ses pensées : 

– Tu me fais pas rentrer ? Zehma je reste dehors, là ? demanda-t-il, taquin. 
– Si, si, je pensais au live là t’inquiète.

Ils rirent fort et Amine entra. Il retira ses chaussures et entra dans le salon, Billy profita de ce court moment pour admirer la cambrure d’Amine, ses immenses trapèzes et tandis que son regard descendait petit à petit, Amine lui demanda : 

– Ça dit quoi toi ?
– Tu connais, maintenant que je suis daron, je dors pas beaucoup mais ça va, et toi ?
– J’ai plein de projets cools, je me sens mieux et ça pousse un peu à la salle. 
– Ah bah ça, j’ai remarqué..
– Comment ça ? 
– Non rien. 
– Ok, t’as pas un truc à boire ? 
– J’ai de l’Oasis, va t’asseoir, je t’en amène. 
– Propre.

Amine s’assit devant l’ordinateur et se lécha les lèvres pour aucune raison. Il sortit son téléphone et jeta un coup d’œil à ses notifications. Un message d’un numéro inconnu lui demanda “T’es où ? T’es encore chez Billal ??”. Il avala sèchement sa salive et rangea vite son téléphone comme s’il cachait quelque chose de louche tandis que Billy arriva avec les canettes. 

– Tiens, mon reuf, dit-il en tendant un Oasis tropical à son partenaire de jeu.
– Cimer mais c’est tiède un peu, non ? 
– Je les préfère comme ça, répondit Billy calmement.
– Sale mytho t’as juste oublié de les mettre au frais, dit Amine en ricanant.
– C’est vrai j’avoue, avoua Billy en levant les deux bras. 

Ils rirent à nouveau, de manière tendre et joviale, et à ce moment précis, Billy remarqua la beauté du sourire d’Amine et s’entendit penser “J’avais jamais vu à quel point il avait de si belles dents”. Des papillons lui chatouillaient l’estomac, mais il sentit que ce n’était pas le moment de se révéler à Amine. “Comment réagirait-il s’il savait que je l’aime ? Se moquera t-il de mes émotions ? Mais comment lui faire comprendre ce que je ressens ?” La paternité n’avait pas altéré ses sentiments pour lui, bien au contraire. Mais non, il ne devait plus penser à ça et attrapa la souris de l’ordinateur pour lancer le live sur Outlast. 

Le live débuta et tout se passait à merveille, les gens du Chat étaient au rendez-vous et les messages défilaient à une vitesse bien trop rapide pour être lus. Dans cette pluie torrentielle de messages, Billy vit malgré tout un message qui le déconcerta. 

Zeubio : Vu comment Amine regarde Billy, ils vont se galoche avant la fin de la soirée ptdrrr” 

Le temps s’arrêta et les secondes suivantes semblaient être des années. “Était-ce une blague d’un fanfaron du live ? Amine ressentait-il la même chose que moi ? Mais que va dire la oumma ?” Ce flot de pensées fut à nouveau interrompu par les cris d’Amine à cause d’Outlast. Il lui confessa : 

– En fait, ce qui est terrifiant dans ce jeu, c’est que t’es dans un asile, y’a des fous partout mais t’as aucune arme, crari tu peux pas taper le gars avec ton caméscope. 

Billy ne savait pas de quoi il parlait mais rit pour faire bonne figure. Face à cette réaction qui manquait de sincérité, Amine sentit que quelque chose clochait. Il passa les commandes à Billy et lui dit “essaie de jouer, je vais t’aider”. Il posa délicatement sa main sur celle de Billy, ce qui le fit sourire discrètement. Amine demanda poliment : 

– Tu veux que j’enlève ma main ?

Il ne répondit pas mais pensa “Si je réponds non, Amine peut mal le prendre et le live peut mal réagir mais si je dis oui, la chaleur de sa paume me quittera, que faire?” Il choisit de hausser simplement les épaules et Amine laissa sa main sur la sienne. Après avoir réussi à éviter un monstre en se cachant dans un casier, Amine retira sa main de manière si douce que Billy eut un léger frisson au niveau de la nuque. Amine le remarqua mais comme à l’accoutumée, il ne dit rien. Contrairement à ce qu’ils pensaient, un des monstres ouvrit le casier dans lequel leur personnage s’était caché, ce qui leur fit encore plus peur. Leurs épaules se touchèrent brutalement et ils rirent, apeurés et essoufflés par les conditions de la mort de leur personnage. L’air était électrique et la violence du jeu les avait vidé. Après une longue heure à rire et à être effrayés ensemble, il était temps de se quitter et de couper le live. Amine lui précisa qu’il allait partir tôt car il devait “capter une meuf”, ce qui brisa le cœur de Billy mais ce dernier fit bonne figure en lui répondant :

– Azy.

Ils se firent la bise dans un silence assourdissant. Billy regarda Amine descendre les escaliers un à un avant de voir son élégante silhouette disparaître pour la dernière fois….

To be continued…

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Mes obsessions du moment #1

Je cherche toujours du taff mais en attendant, voici quelques petites recommandations de divertissement de haute qualité.

Human or not ?

https://www.humanornot.ai/

Si vous êtes un gros nerd ou bien si vous avez vu Blade Runner et Imitation Game voire si vous avez joué à Detroit Become Human, vous savez sûrement déjà ce qu’est le test de Turing. En (très) gros, on met un humain face à un interlocuteur -caché-, ça papote bien et à la fin si jamais l’humain ne peut définir si l’interlocuteur était un autre humain ou un ordinateur alors la machine a réussi le test. Ici, on est mis en relation avec un tiers, on a 2 minutes pour discuter avec quelqu’un dans le monde et on doit trouver si c’était un bot ou un humain. Tout simplement. 


Chronophoto

https://www.chronophoto.app/

Ici, on nous montre une photographie sans aucun contexte et avec les éléments présents sur l’image, il faut trouver en quelle année elle a été prise (sachant qu’elles sont toujours situées entre 1900 et 2022). C’est super addictif et vraiment jouissif quand on arrive à trouver. Flo m’a d’ailleurs fait également découvrir son équivalent où on doit trouver la date ET le lieu : TimeGuessr (+ je le trouve meilleur car le contexte y est dévoilé).
Bonus : en cherchant le jeu Time Guessr, je suis tombé sur ça avec plein d’autres mini-jeux.

(J’avais pas sélectionné 1960 c’est pour le screen mais la réponse était 2019) 

Musique : 

SORRY NOT SORRY de Tyler The Creator

Cela faisait un moment que je n’avais pas été autant séduit par la puissance d’un titre. J’adore l’intensité du morceau, l’esthétique léchée du clip, le concept de ramener plusieurs époques de sa vie et les compiler sur un même plan. On sent que Tyler souhaite aller plus loin et c’est beau de voir que malgré son incroyable ascension, il peut encore faire mieux alors qu’avec des albums comme Call Me If You Get Lost, il est déjà au sommet de son art. La présence de sa Wolf Haley Era plutôt chaotique qui vient se confronter avec petite voix blasée et sincère sur le titre ajoute un charme en plus et me rappelle que je devrais matter davantage de clips.


Films : 

Vive L’amour de Tsai Ming-liang (1994)

C’est un film assez particulier et pour être honnête, je me souviens même plus vraiment de la manière dont je suis tombé dessus. Sans trop savoir dans quoi je m’embarquais, c’est finalement face à un océan de mélancolie que je suis tombé. L’œuvre est puissante et pourtant très contemplative. Certains plans sont très longs et on est amenés au sein d’un triangle amoureux assez atypique où tous les personnages sont en quête d’amour et de “refuge” dans tous les sens du terme. De l’identité queer à la solitude passant par le manque et le délaissement, le film aborde de nombreux thèmes et touche au réel de manière assez triste et poétique. Vive l’amour est un véritable délice pour tous les mélancoliques qui aiment les films où des centaines de clopes par minutes sont fumées à l’écran. TW sur l’automutilation tout de même dès le début du film ; pour ceux qui ont la réf, il y a un peu le même départ que dans Vieille Branche du Klub des Loosers. 

 (je mets pas de trailer car je déteste les bande-annonces) 

Sugarland de Damon Gameau (2014)

Un documentaire australien sur la présence abusive du sucre dans nos vies. Un peu comme dans Super Size Me où un gars se met un défi d’aller au McDo à chaque repas pendant un mois, ici on suit Damon qui tente un régime alimentaire en haute teneur en sucre. Avec une alimentation riche en sucre issue de nourriture industrielle (sans même abuser ou aller en fast food), on peut y voir les impacts directs du sucre sur son humeur, sa fatigue et bien évidemment sa prise de poids. Le docu ne tombe jamais dans la culpabilisation et met plus en avant la manière dont l’industrie rentre dans nos cerveaux et dans nos vies tout en nous dégommant la santé.
NB : Y’a même Kyan Khojandi qui fait la VF. 


Série :

Abott Elementary, Quinta Brunson (2021)

Une série drôle qui se grignote sur le pouce avec des personnages très attachants. Ici ça attend fort la saison 3. 


Livre :

The will to change de bell hooks (2004)

J’ai commencé à lire ce bouquin qui aborde la manière dont, au sein de nos sociétés, le patriarcat a influencé les normes autour de la masculinité et la nécessité de les remettre en question pour vivre des relations (avec soi et les autres) plus apaisées. Y’a quelques passages qui ont un peu vieilli vu qu’il a été publié avant les réseaux sociaux mais de manière générale, c’est plutôt pédagogique. En revanche, j’ai vu sur les réseaux qu’il y a pas mal de gars qui sont un peu passés à côté du sujet et qui ont l’air de se servir des travaux de l’auteure pour dire aux meufs “c’est moi qui souffre le plus du patriarcat” donc à lire intelligemment j’imagine.  


Jeux : 

High on Life, Squanch Games (2022)

C’est toujours bizarre d’utiliser le mot “loufoque” mais rarement ce mot n’aura été aussi applicable à un jeu. Souvent pour les jeux vidéo, j’arrive après la guerre et je les achète 1000 ans après tout le monde car j’ai souvent ni le temps ni les thunes. Malgré tout, j’ai passé un très bon moment sur celui-ci et en y repensant, c’est pas si fréquent de ricaner en jouant. Souvent je trouve que c’est guez de résumer une œuvre par son résumé pour donner envie donc je dirais juste qu’il vaut mieux éviter de jouer à ça en famille. High On Life est développé par Justin Rolland, qui a travaillé notamment sur Solar Opposites ou encore Rick et Morty, donc l’humour suit la même direction. À la fois trash et irrévérencieux tout en étant court et immersif, j’ai passé un très bon moment.  


Montres : 

Casio MQ24-9B

Pour une raison que j’ignore, cette montre m’obsède. À l’origine, elle était disponible à une vingtaine d’euros, maintenant elle atteint une centaine, bizarre bizarre. Elle est dispo aux US mais apparemment sur le site de Casio, c’est impossible de l’envoyer jusqu’en France alors qu’elle m’irait grave bien. 
Update : Je l’ai finalement trouvé sur Amazon US. Déso.


Twitch : 

Amine & Billy x Maxime Biaggi & Grimkujow

Je ne sais pas pourquoi en ce moment mais j’ai un peu une lubie pour les duos. Je matte beaucoup de leurs lives avant de m’endormir et c’est toujours très divertissant. Un choix original, n’est-ce pas ?

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La reine est morte… Nique la reine

Il y a des matins où l’on se réveille léger et serein. Ces matins où la chaleur ambiante vient habiller le visage d’un rictus à la fois sincère et détendu. Les rayons du soleil traversent alors les persiennes et on se sent apaisé comme un samedi sans responsabilités. On se réveille en douceur et en regardant dehors, on constate même que le ciel a l’air encore plus bleu que d’habitude. Sans savoir pourquoi, tout va mieux. Ce genre de matins, je l’ai vécu. Moi, c’est Amélien et vous vous demandez sûrement comment je me suis retrouvé dans cette situation? Revenons un peu en arrière.

Alors qu’on est en plein cœur des affaires Daval (ou Hallyday) et que le mot “cluster” n’évoque rien de particulier, je me permets de faire un tweet qui m’amuse par rapport à la reine d’Angleterre (qui avait 91 ans à l’époque, tout de même). Rien de très sophistiqué, la blague était en deux temps : 


La chute était simplement de répondre “ah bah non en fait” afin de faire hurler de rire les foules et de trouver un peu d’amour (ou de validation) dans l’idée réconfortante d’être perçu comme “drôle” et subversif. Or, à cette époque, je suis encore insouciant. Il ne faut pas oublier que je ne suis qu’un bambin de 21 ans poussé par la quête de buzz et le chant des sirènes. Pourtant, ce premier tweet allait déclencher un revirement dans ma vie que je ne pouvais supposer. En effet, l’engrenage dans lequel je venais de bloquer ma main était colossal et allait m’entraver des années durant. 

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’appris, grâce à mes sources ministérielles, que ce tweet serait remonté jusqu’à la reine directement. Alors, tout un processus royal inattendu allait être lancé. En effet, à la suite du lancement de mon bingo sur sa mort, la vieille folle décida de prolonger artificiellement son espérance de vie (grâce à un élixir de colon à base de sang de bébés et de larmes de Lady D). Elle devait initialement périr à 93 ans, ce qui est un âge honorable mais mon thread est devenu une malédiction dirigée sur tout le palais de Buckingham. Après un échange de lettres parfumées à l’anthrax, je lui rappelais qu’il s’agissait d’un duel entre elle et moi, seulement. Elle accepta les dents serrés et je lui promis de survivre plus longtemps qu’elle. Entre la dépression, l’envie de mourir et les divers accidents de la vie, ce ne fut pas de tout repos.

Pourtant au fil des jours, des mois, puis des années, je continuais de fournir frénétiquement des updates sur son état. Sans jamais vaciller ou douter de ma faculté à la survire, le temps me paraissait étendu et éreintant. Chaque jour était plus long que le précédent mais de plus en plus de signaux semblaient mettre en avant les fruits de ma patience. Armé uniquement de ma persévérance, j’apprenais sur ma cible sans jamais oublier que ma némésis n’avait pas de cœur. Ce dernier élément me glaçait le sang car cela signifiait que cette machinerie pouvait encore durer des années. Cependant toutes les histoires ont une fin, et Elizabeth II aussi. 

Je vois tout d’abord passer une news relatant un état de santé dit “préoccupant” néanmoins, j’étais rodé. L’expérience m’a appris de ne jamais célébrer sans avoir de confirmation finale. J’étais un habitué des bouteilles sabrées pour rien et des confettis à ramasser sur le sol alors que sa carcasse bougeait encore. Pour autant, un atome d’optimisme fit frétiller mon cœur et une idée traversa ma tête : “Et si cette fois, c’était la bonne?”.

Nous sommes le 8 septembre et aujourd’hui, la vieille est morte. Cette nouvelle me fait du bien. Je connais la jurisprudence Rohff mais malgré tout, j’étais heureux de sa mort. Ce vil personnage incarnait tout ce que je déteste et aujourd’hui, il n’est plus. Bien qu’elle brûle actuellement en enfer avec Thatcher, j’ai physiquement ressenti le poids de ce fardeau s’évaporer de mes épaules. (Un peu comme dans Avengers). 

Aujourd’hui, j’ai complété le cycle et j’ai battu mon adversaire de longue date. Je suis dorénavant plus épanoui. Sa persistance donnait tout de même un certain rythme à ma vie mais aujourd’hui, je suis serein. Sa mort m’a appris à aimer la vie, l’odeur du café et le chant des oiseaux. J’entends déjà les plus pragmatiques me souffler d’attendre celle de Jean-Marie le Pen avant d’adopter une posture si festive. Mais ils ne sauront jamais. Ici, c’était de la haine pure et simple. Une haine que j’ai nourrie quotidiennement. Je l’ai convoitée pendant tant de temps que je sais qu’un tel soulagement n’aura plus lieu. J’ai déjà connu le bonheur et je n’attends plus rien de la vie.
Quant à l’autre vieillard, je n’éprouve qu’une sorte de dégoût et de rejet mais je sais également que la vraie France lui réservera de très belles vannes sur Twitter le jour J. En attendant, n’oublions pas de nous délecter de chaque mort de monarque (inutile) et de colons pour se recueillir car contrairement à des news que j’ai vu passer, ce n’était pas notre grand-mère. Bizarre de devoir le préciser. Bref, contrairement à elle, profitons de pouvoir respirer et de se délecter de tous ces matins où l’on se réveille léger et serein. En attendant de pouvoir danser sur son cercueil, j’ai essayé de cristaliser ce beau moment car la reine est enfin morte. 

s/o Théo

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Pourquoi se flinguer tout de suite dans une apocalypse zombie ?

Que ce soit dans Walking Dead, Hunger Games ou n’importe quelle œuvre dans laquelle il y a une notion de survie, on voit souvent des personnages chercher à tout prix à lutter pour rester en vie. Ça m’a jamais paru logique comme comportement. Qu’est-ce qui peut te pousser à ce point à vouloir rester en vie dans ce genre de situations extrêmes ? Qu’est-ce que tu as à prouver au monde pour être cette personne qui “gagne” le Hunger Games ?

A mes yeux, c’était logique et rationnel mais j’ai été surpris de discuter avec certaines personnes pour qui il était normal de vouloir se battre contre la faim, le froid, la pluie et des zombies juste pour vivre. Je vais essayer d’expliquer mon propos plus en détail.

Si des gens s’inquiètent en lisant ça, rassurez-vous, ça va, juste je me pose des questions. Même hors période de pandémie ou d’attaque de virus, je ne pense pas que se donner la mort soit la solution à tout. Globalement, y’a plein de trucs cools à faire dans la vie et de gens cools à fréquenter. En revanche, si on en vient à une situation où comme dans Walking Dead où nous devons vivre cachés, il n’y a plus d’électricité, les téléphones sont totalement coupés et on doit tous se battre contre des gens voulant nous grailler alors je ne capte pas ce qui peut nous pousser à vivre. A quoi bon vivre dans un monde où tu ne peux pas écouter de musique car ça attirerait des prédateurs ? A quoi bon ne pas pouvoir recharger ton casque ou autre car ça aurait pu permettre de recharger la batterie d’une lampe ? Au-delà du confort et de l’envie de vivre, je crois qu’en réalité c’est la flemme qui prendrait le dessus sur moi. Genre moi, avec le corps que j’ai, je vais devoir aller ramener à manger à la troupe ou tuer des gens pour gagner un tournoi que j’ai pas voulu faire ? Rien que d’écrire ça, ça m’a épuisé. J’ai grandi en m’identifiant tôt à Shikamaru faisant semblant de dormir pendant que le village de Konoha se faisait attaquer.  

D’autant plus que logiquement dans les films d’apocalypse zombie, généralement on fait aussi le point sur les capacités de chacun et par rapport à un médecin, un cuistot ou autre, je pense que tout le monde serait plus utile que moi. Je laisse ma place comme dans le bus et force à vous pour l’aventure. Surtout qu’en plus, j’ai rien à me prouver, on a peut-être aucune perspective d’avenir ou de rétablissement donc pourquoi forcer ? Ça se trouve y’aura des zombies pour toujours, ça se trouve on va mourir de faim à cause du manque de boîtes de conserve ? On est condamnés à manger froid, mal cuit ou sans assaisonnement ? Au 21e siècle ? Ce sera sans moi mais amusez-vous bien. Tout ça pour voir ma famille (ou moi) se faire graille par un zombie avec des chicots sales, flemme.

Pour terminer, je pense vraiment que c’est mieux pour le groupe de pas m’avoir, vu mon humeur et mes réflexions. Le seul moyen pour que je ne me flingue pas tout de suite, c’est que je transforme ça en jeu et que je trouve comment créer des dramas pour me divertir, et encore même ça, c’est pas sûr. J’ouvrirai une bière tiède pour fêter la chute du capitalisme (et encore y’a moyen qu’on voie des t-shirts H&M “I am not a zombie” “still alive, please don’t shoot me”). Donc voilà, entre la flemme, ma légère hypocondrie, mon inutilité sur le champ de bataille et mon souci avec l’autorité, je vois aucune raison de ne pas se flinguer dans ces cas là. Bref, tout ça pour dire force à vous et je vous souhaite bonne continuation !

Vous connaissez le refrain:

 PayPal.me/amelienG

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De la poussière, des rayures et des souvenirs

J’ai commencé ma journée à deux doigts de la mort. J’ai appris à mes dépends que, même après des millions d’années d’évolution, l’être humain peut encore succomber à la poussière. J’étais pas non plus allité dans un hôpital, juste en train d’éternuer dans ma chambre 20 fois par minute avec des larmes aux yeux. En d’autres termes, je suis allergique aux acariens et j’étais sur le point de faire une grosse session de rangement. Bref, pendant que j’affronte ma nemesis tel un résistant (aucune différence apparente entre Jean Moulin et moi), je tombe alors sur un objet qui attire mon œil : La jaquette du jeu Dragon Ball Z Budokai 3.

Pour celles et ceux qui n’ont pas connu ce jeu formidable, retenez qu’il est sorti vers 2005 et que je ne compte pas le nombre d’heures que j’y ai passé. Beaucoup de souvenirs autour des enchaînements d’attaques spéciales, la possibilité de gagner un combat en jetant son adversaire hors du ring ou bien la petite animation de Freezer 3ème forme qui, ni plus ni moins, détruit avec une attaque un morceau de la Terre. (qu’on pouvait d’ailleurs traverser en volant). Si je suis honnête, j’ai même eu un petit frisson en réentendant l’opening du jeu vu que ça fait plus de 10 ans. Par ailleurs, en revoyant la jaquette, je tilte d’ailleurs que ça fait des années que je parle de ce jeu en disant Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi 3 alors que c’est un autre jeu (que je crois avoir eu plus tard).

Bref, j’ouvre alors la jaquette et je vois à quel point le CD à l’intérieur est rayé et donc illisible par le laser de la PS2. Par curiosité, je guette sur Internet et il est aujourd’hui trouvable aisément pour moins de 10 euros. Mais la différence entre le moi d’aujourd’hui et le moi de l’époque, c’est l’impact que ces dites rayures ont pu avoir. J’ai un souvenir flou sur l’idée du prix des jeux à l’époque et vu que j’étais pas le genre de gosse à “réclamer”, j’avais le souvenir de me dire que c’était juste “fini pour toujours”. Dans ma tête d’enfant, c’était un mini-deuil et avant aujourd’hui, l’idée même de pouvoir y rejouer était lointaine.

Là où je veux en venir avec ce mini-article ET c’est que ce qui est intéressant en tant qu’adulte, c’est que si quelque chose casse, il suffit de les racheter dans la majorité des cas. Avant, c’était simplement un drame pour toujours. Ça m’a fait bizarre de repenser à ça et m’a fait souffler du nez donc j’ai écrit ça.

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Le magazine Osmose débaaarque!

Quand j’étais petit, j’accompagnais beaucoup mes parents faire les courses. A l’entrée, sur la droite comme dans la plupart des centres commerciaux classiques, on pouvait retrouver un rayon entier de magazines. Entre Chasse & Pêche et Entrevue, on pouvait retrouver quelques magazines qui piquaient toujours ma curiosité : Jeux Vidéo Magazine, Rap R&B voire même le magazine papier Planète Rap (Skyrock). Je les lisais 5-10 minutes dans les rayons puis je les reposais sans les payer.

Aujourd’hui, c’est notre tour de sortir notre propre magazine papier. Avec l’intervention de plusieurs mains et de pas mal de cerveaux, on est parvenus a recréer un bel objet qui traite (bien) de la musique qu’on aime. Le ton est forcement plus sérieux qu’ici mais je sais que contrairement à certains articles que j’ai pu rédiger sur ce site, je pourrai en être fier longtemps.

Bref, j’ai hâte de voir les stocks disparaitre et je sais que les magazines seront meilleurs à chaque nouveau volume bref soyez vifs. le lien à 18h.

https://cul7ure.bigcartel.com/product/magazine-osmose